Présentation

La voile

Ce site est un blog personnel. Je m’appelle Roger Frébault. J’ai une passion dévorante : la voile. Je partage cette passion en animant des semaines de formation à l’école des Glénans.

Partage et respect

J’ai une grande admiration pour cette école qui est bien plus qu’un lieu où l’on paye des cours de voile. C’est une école du partage, de la solidarité, du respect : une école de vie comme il est écrit dans son slogan. Si elle est aujourd’hui plus connue comme école de voile, elle fût bien à l’origine une école de vie, plutôt une école de revivre pour tous ces jeunes traumatisés par la guerre. La voile n’est venue qu’après comme moyen. Qu’y a t’il de plus efficace que le huis clos d’un équipage en bateau pour redonner le goût de vivre en groupe? Cet aspect de vie en groupe et de respect reste cependant extrêmement présent dans l’enseignement de la voile. Le partage des tâches communes, la promiscuité, faire le  ménage, la cuisine, la vaisselle sont au moins aussi important que de tenir son quart pendant une navigation de nuit.

La voile est un sport de riches, un bateau cela coûte cher, son entretien est un gouffre. Louer est certainement un moyen bien moins onéreux de l’exercer, mais encore faut il savoir naviguer pour louer. Pour savoir naviguer, il faut que quelqu’un vous apprenne et pour beaucoup il n’y a que les écoles de voile. Le budget total pour arriver à l’autonomie est parfois énorme.

Basée essentiellement sur le bénévolat, l’école de Glénans est la seule organisation que je connaisse qui permette de naviguer sans débourser un centime. Donnez de votre temps pour gratter les bateaux, entretenir les bâtiments, organiser les repas communs etc… et les Glénans vous ferons naviguer et vous apprendrez. Dans un monde où l’on se demande si on ne va pas bientôt vous faire payer l’air que l’on respire, c’est remarquable.

Liberté

La liberté de la navigation à voile, simplement poussé par le vent, est pour moi une fascination. J’ai toujours rêvé de faire le tour du monde de cette façon. Ça viendra. Cette liberté est toute relative, la rigueur qu’exige la mer la limite fortement. Mais pour qui sait être patient et a la volonté de composer avec la nature, le plaisir est immense. La furie de la mer n’est là que pour punir les inconscients et impose le respect aux autres. La tempête fascine, la tempête est belle, mais elle est mortelle. Les stratèges militaires ont toujours dit, si tu veux la paix prépare la guerre. En mer, on s’en sort si on a prévu le pire du pire.

« La mer est un espace de rigueur et de liberté, qui oubli la rigueur, perd sa liberté » : Victor Hugo.

Partage encore

Alors pourquoi ce blog ?

Pour partager tout simplement. Nombreux sont les stagiaires que je croise qui me demandent un document, un conseil, une photo, le texte d’un topo etc… A chaque fois j’ai répondu avec joie par email à cette sollicitude. Organiser tout cela dans un blog me semble une bonne solution durable.

J’ai aussi envie de partager mes navigations, raconter autre chose que les critères et les moyens de régler une voile. Un coucher de soleil, une rencontre, une ambiance méritent parfois que l’on s’y arrête, que l’on en dise quelques mots, qu’on en laisse la trace.

Matelotage

Un autre de mes gris-gris est le matelotage, j’y suis venu par la voile. Après le sempiternel noeud de chaise que tout le monde connait, mais utilise souvent à mauvais escient, j’ai commencé à tourner des noeuds de plus en plus compliqués. Bonnets turcs, badernes, noeuds de piton, paillassons et portes clés sont maintenant aussi familiers que les noeuds de carrick, de bosse et autres épissures plus utiles sur un bateau.

Pêche sous marine en Kayak

Je pratique aussi la pêche sous marine en utilisant un kayak comme bateau et atteindre des « spots » un peu plus loin du bord. Parfois je fais une sortie de pêche à la canne, parfois aussi je combine les deux.

Enfin

J’aurais aussi parfois des coups de gueule sur ceci ou sur cela, je suis comme ça, parfois il faut lever le poing. J’ai lu un jour, je ne sais plus où, que l’on commence à vieillir lorsque l’on ne se révolte plus. Je ne suis pas prêt de vieillir.

 Roger